Pellicules sèches ou grasses : comment les reconnaître et les traiter
Pellicules sèches ou grasses : c’est souvent la première question quand des squames apparaissent sur les épaules ou que le cuir chevelu gratte davantage en hiver.
Entre le froid, le chauffage, les bonnets et des lavages parfois plus chauds, la peau du cuir chevelu se déséquilibre vite. Bonne nouvelle : avec quelques repères simples pour différencier le problème et une routine cohérente, vous pouvez améliorer nettement la situation sans multiplier les produits.
Pellicules sèches ou grasses : les reconnaître et les traiter
La différence se joue surtout sur l’origine : dans le cas des pellicules sèches ou grasses, les pellicules dites “sèches” sont souvent liées à un cuir chevelu irrité ou déshydraté (barrière cutanée fragilisée).
Les pellicules dites “grasses” sont plus souvent associées à un excès de sébum et à un déséquilibre du microbiome cutané.
Dans les deux cas, le mauvais réflexe, c’est de “décaper” trop fort : sur le moment, vous avez l’impression que tout disparaît, puis le cuir chevelu se rebiffe… et le problème revient.
Voici un diagnostic rapide, utile au quotidien :
- Pellicules sèches : petites particules fines, plutôt blanches, qui “volent” facilement ; sensation de tiraillement ; cuir chevelu sensible ; longueurs parfois sèches.
- Pellicules grasses : squames plus épaisses, parfois jaunâtres, qui “collent” au cuir chevelu ; racines qui regraissent vite ; plaques possibles ; démangeaisons souvent plus marquées.
Quand les démangeaisons prennent le dessus, un cuir chevelu qui gratte en hiver est souvent le premier signal à traiter.
Les erreurs d’hiver qui entretiennent le problème
En hiver, ce sont souvent les habitudes qui aggravent la situation, même quand elles partent d’une bonne intention.
1) L’eau trop chaude
Elle donne une sensation de confort, mais elle peut irriter la peau et accentuer la desquamation. Chez certaines personnes, elle favorise aussi une surproduction de sébum “en réaction”. Résultat : vous avez l’impression d’alterner entre sécheresse et racines grasses.
Une routine simple (lavage tiède, rinçage long, soins ciblés) fait souvent plus que de “tout changer”, exactement comme pour prendre soin de ses cheveux en hiver.
2) Le décapage répété
Shampoings très agressifs, gommages trop fréquents, ou alternance de produits “anti tout” : votre cuir chevelu n’a pas le temps de se stabiliser. Avec des pellicules sèches ou grasses, l’efficacité vient souvent d’une routine simple et régulière, pas d’une attaque frontale.
3) Les huiles sur le cuir chevelu (mauvais timing)
Sur des pellicules grasses, cela peut alimenter le problème. Sur des pellicules sèches, cela peut parfois apporter du confort… mais seulement si l’irritation n’est pas due à un shampoing trop décapant ou à un cuir chevelu déjà sensibilisé.
4) Gratter pour “enlever”
Vous retirez des squames, mais vous irritez la peau, ce qui entretient un cercle vicieux. Si vous avez le réflexe de gratter, l’objectif est d’abord d’apaiser.

Une routine simple sur 2 semaines qui fonctionne !
L’idée : calmer, réguler, puis stabiliser. Sans changer tout votre placard.
1) 2 à 3 shampoings par semaine, eau tiède, rinçage long
Massez avec le bout des doigts (pas les ongles). Prenez le temps de rincer : des résidus de produits peuvent irriter et donner une sensation de “cuir chevelu sale”. Un bon rinçage est un vrai levier, surtout en hiver.
2) Choisissez votre shampoing selon le diagnostic
- Si vos pellicules sont plutôt sèches : visez un shampoing doux et apaisant, qui respecte la peau.
- Si vos pellicules sont plutôt grasses : privilégiez un shampoing régulateur, efficace mais non agressif.
- Si vous hésitez : commencez par la douceur + régularité pendant 7 jours, puis ajustez.
L’objectif n’est pas d’avoir “zéro squame” en 48 h, mais de réduire l’irritation et la récidive.
3) Le soin, oui… mais au bon endroit
C’est une erreur fréquente : appliquer des masques riches sur le cuir chevelu quand on a des pellicules sèches ou grasses. En cas de pellicules, le soin nourrissant doit rester sur les longueurs. Le cuir chevelu, lui, a besoin d’être apaisé/régulé, pas “graissé”.
Si vos longueurs souffrent en parallèle (hiver, frottements, chaleur), vous pouvez optimiser votre routine avec un masque capillaire tout en gardant votre cuir chevelu sur une logique plus ciblée.
Repère simple :
- cuir chevelu = shampoing + rinçage + éventuellement lotion adaptée
- longueurs = après-shampoing/masque (sans toucher les racines)
4) Séchage : tiède et rapide, pas brûlant
Laisser le cuir chevelu humide longtemps peut favoriser certains déséquilibres. Séchez à température tiède, à distance. Vous évitez ainsi l’humidité persistante… sans agresser la peau.
Comment savoir si vous êtes sur la bonne voie
Au bout de 7 à 10 jours, vous devez voir une amélioration progressive :
- moins de squames visibles
- moins de démangeaisons
- un cuir chevelu plus “stable” après le lavage
- des racines moins réactives
En revanche, si vous observez des plaques qui s’étendent, des rougeurs importantes, des croûtes, du suintement ou une gêne intense, stoppez les tests et demandez un avis médical. Dans certains cas, ce qui ressemble à des pellicules peut relever d’une autre cause.
Diagnostic au salon : une routine personnalisée, sans achats inutiles
Si vous voulez gagner du temps et éviter d’essayer plusieurs produits au hasard, un diagnostic en salon permet de préciser si vous êtes plutôt sur des pellicules sèches ou grasses, d’identifier les gestes qui entretiennent le problème, et de repartir avec une routine simple (fréquence, produits adaptés, soins sur longueurs, séchage).
N’hésitez pas à prendre rendez-vous au salon pour un diagnostic cuir chevelu et une routine d’hiver personnalisée, adaptée à vos pellicules et à votre type de cheveux.
FAQ – Pellicules sèches ou grasses : comment les reconnaître et les traiter
Pellicules sèches ou grasses : comment faire la différence rapidement ?
Les pellicules sèches sont souvent fines, blanches et “volent” facilement, avec une sensation de tiraillement. Les pellicules grasses sont plus épaisses, parfois jaunâtres, et ont tendance à coller au cuir chevelu, avec des racines qui regraissent vite.
Est-ce que l’hiver peut vraiment déclencher des pellicules ?
Oui. Le froid, le chauffage, les bonnets et des lavages plus chauds peuvent fragiliser la barrière cutanée. Résultat : le cuir chevelu se déséquilibre, peut devenir plus sensible, ou au contraire produire plus de sébum, ce qui favorise l’apparition de squames.
Faut-il utiliser un shampoing anti-pelliculaire à chaque lavage ?
Pas forcément. Si vous l’utilisez trop souvent, certains cuirs chevelus deviennent irrités. L’idéal est d’alterner avec un shampoing doux, puis d’ajuster selon l’évolution sur 10 à 14 jours.
Les huiles sur le cuir chevelu, bonne ou mauvaise idée ?
Ça dépend du type de pellicules. En cas de pellicules grasses, cela peut empirer en alourdissant et en nourrissant l’excès de sébum. En cas de pellicules sèches, cela peut parfois soulager, mais uniquement si le cuir chevelu n’est pas déjà irrité par des produits trop agressifs.
Quand faut-il demander un avis médical ?
Si vous avez des plaques qui s’étendent, des rougeurs importantes, des croûtes, un suintement, une douleur, ou des démangeaisons très fortes qui persistent malgré une routine simple (même en cas de pellicules sèches ou grasses), mieux vaut consulter pour écarter une autre cause.



